LAURENCEAUX, LAURENCEAU, LAURENSOT ou LAURENÇOT ?

Je vous ai déjà parlé de la variabilité orthographique des noms de famille dans les registres d’état-civil avec ma branche PRÉVOTEL, parfois PRÉVOSTEL ou PRÉVAUTEL. Aujourd’hui je vais évoquer un exemple encore plus saisissant avec ma branche LAURENCEAU (?).

Vous avez découvert dans un précédent article la disparition de mon aïeul Jean-Baptiste LAURENCEAUX, dit Bidance. Son acte de baptême à Jussey (Haute-Saône) indique bien LAURENCEAUX (1759), tandis que son acte de mariage indique LAURENCEAU (1789). L’acte de mariage de son fils Nicolas indique à nouveau LAURENCEAUX (1820). C’est pour les enfants de Nicolas que l’instabilité orthographique du nom est la plus flagrante. Dans les tables décennales des naissances de Montureux-lès-Baulay (Haute-Saône), ils apparaissent tous sous le nom LAURENCEAU, mais dans les actes de naissance l’orthographe varie d’un enfant à l’autre :

  • Le premier enfant, Pierre, né le 13 juillet 1821 à Montureux-lès-Baulay, porte le nom de LAURENSOT ; dans son acte de mariage du 13 novembre 1848 à Ehuns, le nom est plusieurs fois raturé et l’orthographe varie entre LAURENSOT et LAURENÇOT ; dans l’acte de naissance de sa fille Alexandrine du 11 octobre 1854 à Amance, le nom est LAURENÇOT ;
  • Le deuxième enfant est Françoise LAURANCEAUX, née le 22 février 1823 à Montureux-lès-Baulay ;
  • Le troisième, né le 15 mars 1825 à Montureux-lès-Baulay, est Jean Fériol Fergeux LAURENÇEAUT ;
  • Le quatrième, Jeanne Marie, née le 16 janvier 1826 à Montureux-lès-Baulay, a pour nom LAURENCEAU ;
  • Le cinquième enfant est Catherine LORENCEAUX, née le 2 avril et décédée le 4 mai 1827 à Montureux-lès-Baulay ;
  • Le sixième, Florentine LAURENSAU, naît le 27 septembre 1828 à Montureux-lès-Baulay ;
  • Le septième enfant est Thérèse LAURENSEAU, née le 27 août 1830 à Montureux-lès-Baulay.

Ainsi, pas un seul des sept enfants de la fratrie ne possède le même nom de famille !  Au niveau des signatures, Jean-Baptiste LAURENCEAUX est illettré et ne sait pas signer. Son fils Nicolas, d’une main tremblotante, signe LAURENSOT. Son petit-fils, Pierre, signe LAURENCOT. Que d’instabilité ! Et vous, avez-vous déjà rencontré des cas de très grande variation orthographique du nom ?

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