Geneathème – Mon bénévolat généalogique

En ce mois de décembre, Sophie Boudarel nous propose un geneathème autour du bénévolat en généalogie, l’occasion de vous parler des projets collaboratifs généalogiques auxquels je participe.

Sans les innombrables dépouillements des particuliers ou associations, j’aurais progressé beaucoup moins vite dans mes recherches généalogiques, c’est un fait. Sans les relevés, je n’aurais jamais trouvé la réponse à certaines de mes questions. C’est par exemple le cas pour le mariage de François QUEYREL et Marie Marguerite ORENGO, dont je vous ai déjà parlé, qui est célébré en 1746 à Villefranche-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, alors que leur descendance est établie dans le Loiret.

Cela m’a donné envie de participer à quelque chose de plus grand que moi, à quelque chose qui pourrait aider d’autres généalogistes. Aujourd’hui, je participe à deux projets collaboratifs, le dépouillement de listes électorales et la recherche des généalogies de personnalités. Je dépose ensuite mes relevés sur Geneanet, et les généalogies sur Geneastar. A l’occasion, je fais aussi d’autres relevés, au fil de mes envies, comme des tables décennales par exemple, ainsi que de l’indexation de registres des XVIe et XVIIe siècle. Effectuer des relevés peut s’avérer parfois un peu fastidieux, mais à petite dose je trouve cela relaxant. Ainsi, de temps à autre, je prends 30 min ou 1h pour en faire quelques-uns.

Je dépouille les listes électorales du département de l’Ain (en ligne sur le site des Archives départementales), qui ont le mérite d’être bien lisibles et facile à relever. Cela me permet de ne pas y passer trop de temps, d’autant que je n’ai pas d’ancêtres dans la région. En revanche, concernant les généalogies de personnalités, j’ai eu envie de me consacrer à une région dans laquelle j’ai des ancêtres. Je travaille ainsi actuellement sur les personnalités du XIXe siècle nées dans les Côtes d’Armor (Côtes-du-Nord à l’époque) : Gustave Téry (journaliste), Anatole Le Braz (écrivain), Ambroise Philippe (député), Pierre-Charles Langlais (député), Yves Bouguen (sénateur), Ernest-Bernard Allo (théologien) et le dernier en date Jules Fortin (sénateur). Peut-être qu’à la longue, je finirais par me trouver des cousins « célèbres » 😉

Et vous, avez-vous déjà participé à des projets collaboratifs ?

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Geneathème – Guillemette Périnne ROUXEL, ma sosa 203

J’ai rédigé cet article dans le cadre du geneathème du mois de mars sur les femmes de notre vie. Les geneathèmes du mois de mars sur le site de Sophie Boudarel.

olivier_rouxel_11_fevrier_1764_aucaleucGuillemette Périnne ROUXEL (sosa 203) est la fille d’Olivier ROUXEL (1736-) et d’Anne GAUTIER, mariés le 16 janvier 1758 à Aucaleuc, petit village des Côtes d’Armor, après une dispense de consanguinité du 4ème degré obtenue le 16 décembre 1757. Elle est baptisée le 11 février 1764 à Aucaleuc, et reçoit Pierre GAUTIER pour parrain, et Guillemette HERISON pour marraine. Je ne sais pas grand chose de Guillemette. Elle est la sœur aînée d’Anne Julienne ROUXEL (1766-), et de Pierre ROUXEL. Elle se marie à l’âge de 25 ans, le 9 février 1790, avec Joseph TOURNOIS, fils de Jan TOURNOIS et d’Anne LEMENAND. Les bans ont été publiés les 31 janvier, 2 et 7 février 1790. Elle tombe enceinte quelques mois plus tard et donne naissance à une petite fille, mon ancêtre, Anne TOURNOIS (sosa 101). Malheureusement Guillemette ne survit pas à ce premier accouchement : elle est inhumée le jour de la naissance de sa fille, le 12 janvier 1791 à Aucaleuc. Elle n’avait que 26 ans. Anne est baptisée le lendemain 13 janvier, et reçoit Pierre ROUXEL comme parrain, Julienne TOURNOIS comme marraine. Je ne sais pas comment s’est passé son enfance, comment son père a réagit en restant seul avec son bébé d’un jour, perdant sa femme moins d’un an après leur mariage. Je pense à cette histoire et cela m’attriste. Guillemette est mon ancêtre directe morte la plus jeune. Elle aura pourtant laissé une fille bien vivante, qui se mariera et engendrera à son tour, un fils, mon arrière-arrière-arrière-grand-père.

En cette journée des droits des femmes, j’ai souhaité lui rendre hommage, et à travers elle, à toutes les femmes mortes trop tôt.

Geneathème : la généalogie, côté techno

Les geneathèmes du mois de février sur le site de Sophie Boudarel.

J’ai 23 ans, pas tout à fait un quart de siècle, et pourtant des innovations technologiques il y en a déjà beaucoup eu de mon vivant : développement des smartphones, des réseaux sociaux, premier atterrissage sur le noyau d’une comète (Philae), premier tour du monde en avion solaire (Solar Impulse 2), premières voitures sans chauffeur, premières greffes du visage… J’ai eu la chance de connaître l’une de mes arrière-grands-mères, née en 1903 et décédée en 2002. Elle avait 10 ans lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, 35 ans lors de la seconde. De son vivant, il y a eu la révolution russe de 1917 et la chute du mur de Berlin de 1989, la décolonisation de l’Afrique, la montée en puissance des Etats-Unis. En France, premiers congés payés, droit de vote pour les femmes, troisième, quatrième, cinquième république, mai 68, et un million d’autres événements. J’essaie parfois d’imaginer toutes les avancées technologiques auxquelles elle a assisté en 99 ans : l’avion, le téléphone, la télévision, le réfrigérateur, le micro-ondes, la carte à puce, le Web, les vaccins en tout genre, la pilule contraceptive, l’IRM, le stylo-bille… Le quotidien qui se modifie petit à petit, les innovations qui entrent dans le foyer, mais aussi une société qui évolue, qui accorde des droits. L’eau courante arrive à la maison, les douches aussi, le lave-linge bien plus tard.

Rendez-vous dans trois quarts de siècle pour vous raconter ce que j’ai vécu ? 😉

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Gallica, Nouveau téléphone [de marque Siemens-Halske] (Hoffmann), Agence Rol, 1920.