Mort pour la France : Louis Gaston PRÉVAUTEL (1882-1915)

Louis Gaston PRÉVAUTEL est l’un des arrière-petits-fils de Louis Frédéric PRÉVOTEL, mon ancêtre à la 7e génération (sur l’orthographe du nom, voir mon article ici). Pour faire simple, il s’agit d’un lointain cousin avec lequel j’ai une parenté de 0,1% (calculé par Généanet). Il naît le 12 août 1882 à neuf heures du matin au domicile de ses parents 42 rue des Boucheries à Lisieux, dans le Calvados. Il est le fils de Louis Isidor PRÉVAUTEL (1855-), ouvrier apprêteur qui avait été exempté de service militaire, et de Zélie Julia CARON (1850-). Ils s’étaient mariés en 1873 à Lisieux. Le visage ovale, le menton rond, la bouche moyenne, le nez fort et le front bas, Louis Gaston avait les yeux châtains, les cheveux et sourcils noirs, et mesurait 1m60. Il savait lire, écrire et compter, et était ferblantier, c’est-à-dire qu’il fabriquait et vendait des objets en fer-blanc.
De classe 1902, matricule 234 au recrutement de Lisieux, il est ajourné pour faiblesse en 1903, et bon pour le service en 1904. Il est incorporé au 20e bataillon de chasseurs à pied comme soldat de 2e classe, mais ne le reste pas longtemps : le 15 juin 1905, il est réformé pour une endocardite rhumatismale (inflammation du tissu qui tapisse l’intérieur des cavités cardiaques) ancienne et une faiblesse générale. Rappelé lors de la mobilisation générale, il arrive dans le 319e régiment d’infanterie le 20 février 1915. Il est tué à l’ennemi le 30 mai suivant à Écurie, dans le Pas-de-Calais, 9 jours avant un autre membre de ma famille, Alfred Théodore MAILLARD, tué au même endroit. Les environs d’Arras furent meurtriers en ce printemps 1915…
Louis Gaston est cité dans le Journal officiel du 18 août 1925, et inscrit sur le monument aux morts de la ville de Lisieux.

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Gallica, Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 18 août 1925, p. 80.

L’acte de décès transcrit dans l’état-civil de Lisieux le 10 septembre 1915 indique un « domicile inconnu » et un « état matrimonial inconnu ».
Vous avez davantage d’informations sur Louis Gaston, des lettres, des photos ? N’hésitez pas à laisser un commentaire !

Sources :
– Arch. départ. Calvados, Etat-civil de Lisieux ;
– Arch. départ. Calvados, Fiche matricule, recrutement de Lisieux, classe 1902 ;
– Ministère de la Défense, Mémoire des Hommes, fiche de Mort pour la France, [Lien] ;
– Gallica, Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 18 août 1925, p. 80 ;
– Monument aux morts de Lisieux, fiche du MémorialGenWeb, [Lien].

Pour citer cet article :
Aliénor Samuel-Hervé, « Mort pour la France : Louis Gaston PRÉVAUTEL (1882-1915) » publié en ligne sur Le temps s’en mêle le 28 septembre 2016, consulté le [date de consultation], [URL : ]

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Mort pour la France : Alfred Théodore MAILLARD (1881-1915)

Alfred Théodore MAILLARD est le frère de mon arrière-grand-mère. Il naît le 18 septembre 1881 à dix heures du soir à Vildé-Guingalan, dans les Côtes d’Armor. Il est l’unique fils de Jean MAILLARD (1850-1902), cultivateur, et de Marie Rose CHEL, ménagère, qui s’étaient mariés le 29 octobre 1877 à Vildé. Il est élevé dans le hameau de Coavou, dépendant de Vildé-Guingalan, avec ses trois sœurs, Ernestine, de deux ans son aînée, Eugénie, née en 1889, et Célestine, la plus jeune, née en 1892. Leur grand-mère maternelle, Rosalie (ou Rose) BESNARD (1823-1900), vit avec eux, et la famille accueille aussi entre 1886 et 1891 une petite fille issue de l’hospice, Marie JOUBE, née vers 1883. Alfred commence à travailler jeune, il est maçon dès l’âge de 14 ans (1896). Il sait lire, écrire et compter, et fait son service militaire en 1901, matricule 2123 au recrutement de Saint-Malo. Il a les cheveux et sourcils châtains, les yeux bleus, le visage ovale avec un front ordinaire, un gros nez, une bouche moyenne, un menton rond, et mesure 1m71.

En 1902, la famille est touchée par le malheur. Alors que le grand-père d’Alfred, Ollivier Marc MAILLARD, était décédé à l’âge de 80 ans, et son arrière-grand-père Julien MAILLARD à 79 ans, son père décède le 13 juin 1902 à l’âge de 51 ans seulement. Alfred, alors âgé de 20 ans, doit maintenant subvenir seul aux besoins de sa famille. C’est peut-être pour cette raison qu’il est ajourné pour faiblesse de son service militaire la même année. Bon pour le service en 1903, il entre dans le 47e régiment d’infanterie le 14 novembre comme soldat de 2e classe. Envoyé dans la disponibilité le 18 septembre 1904, il reçoit un certificat de bonne conduite. En 1906, Alfred vit toujours à Coavou avec sa mère et ses trois sœurs. Le 1er août 1908, il épouse Anne Marie CHEVALIER à Dinan. Peu de temps après il part pour une période d’exercice militaire dans son régiment, du 20 août au 16 septembre 1908. Il en accomplit une seconde du 19 avril au 5 mai 1911. Sa plus jeune sœur Célestine se marie en 1914, mais j’ignore ce que deviennent Ernestine et Eugénie.

Alfred est rappelé lors de la mobilisation générale et arrive dans son régiment le 12 août 1914. Il part en campagne le 28 août, les premiers combats commencent. Le 47e régiment d’infanterie participe à la première bataille de la Marne, ainsi qu’à la Course à la mer qui marque la fin de la guerre de mouvement de cette Première Guerre mondiale. Au printemps et jusqu’à l’été 1915, les combats se concentrent dans les environs d’Arras, et c’est là, dans le village d’Écurie, qu’Alfred Théodore est tué à l’ennemi (mort des suites de ses blessures selon sa fiche matricule) le 8 juin 1915. Il est mentionné dans le Journal Officiel du 24 juin 1924 :

JO Alfred Théodore MAILLARD
Gallica, Journal Officiel de la République française, 24 juin 1924, p. 393.

Il serait inhumé dans le carré 10, rang 8, tombe 2798 de la nécropole nationale La Targette à Neuville-Saint-Vaast, dans le Pas-de-Calais. Il est aussi mentionné sur le monument aux morts de sa commune natale, Vildé-Guingalan.

Vous avez connaissance de photos ou lettres d’Alfred, ou plus d’informations sur lui ? Cela m’intéresse, n’hésitez pas à m’en parler !

Sources :
– Arch. départ. Côtes d’Armor, État-civil de Vildé-Guingalan ;
– Arch. départ. Côtes d’Armor, Recensements de Vildé-Guingalan de 1886, 1891, 1896 et 1906 (lacune pour 1901) ;
– Arch. départ. Ille-et-Vilaine, Fiche matricule d’Alfred Théodore Maillard, recrutement de Saint-Malo, classe 1901 ;
– Ministère de la Défense, Mémoire des Hommes, Fiche d’Alfred Théodore Maillard, Mort pour la France, [Lien] ;
– BnF, Gallica, Journal Officiel de la République française, 24 juin 1924, p. 393 ;
– Fiche personnelle sur MémorialGenWeb, [Lien] ;
– Fiche du monument aux morts de Vildé-Guingalan sur MémorialGenWeb, [Lien] ;
– Fiche sur Généalogie22, [Lien].

Bibliographie sommaire :
– Le 47e régiment d’infanterie sur En Envor, sur Wikipédia ;
– La Course à la mer sur Wikipédia ;

Pour citer cet article :
Aliénor Samuel-Hervé, « Mort pour la France : Alfred Théodore MAILLARD (1881-1915) », publié en ligne sur Le temps s’en mêle le 24 août 2016, consulté le [date de consultation], [URL : https://letempssenmele.wordpress.com/2016/08/24/mort-pour-la-france-alfred-theodore-maillard-1881-1915]