Geneathème – Guillemette Périnne ROUXEL, ma sosa 203

J’ai rédigé cet article dans le cadre du geneathème du mois de mars sur les femmes de notre vie. Les geneathèmes du mois de mars sur le site de Sophie Boudarel.

olivier_rouxel_11_fevrier_1764_aucaleucGuillemette Périnne ROUXEL (sosa 203) est la fille d’Olivier ROUXEL (1736-) et d’Anne GAUTIER, mariés le 16 janvier 1758 à Aucaleuc, petit village des Côtes d’Armor, après une dispense de consanguinité du 4ème degré obtenue le 16 décembre 1757. Elle est baptisée le 11 février 1764 à Aucaleuc, et reçoit Pierre GAUTIER pour parrain, et Guillemette HERISON pour marraine. Je ne sais pas grand chose de Guillemette. Elle est la sœur aînée d’Anne Julienne ROUXEL (1766-), et de Pierre ROUXEL. Elle se marie à l’âge de 25 ans, le 9 février 1790, avec Joseph TOURNOIS, fils de Jan TOURNOIS et d’Anne LEMENAND. Les bans ont été publiés les 31 janvier, 2 et 7 février 1790. Elle tombe enceinte quelques mois plus tard et donne naissance à une petite fille, mon ancêtre, Anne TOURNOIS (sosa 101). Malheureusement Guillemette ne survit pas à ce premier accouchement : elle est inhumée le jour de la naissance de sa fille, le 12 janvier 1791 à Aucaleuc. Elle n’avait que 26 ans. Anne est baptisée le lendemain 13 janvier, et reçoit Pierre ROUXEL comme parrain, Julienne TOURNOIS comme marraine. Je ne sais pas comment s’est passé son enfance, comment son père a réagit en restant seul avec son bébé d’un jour, perdant sa femme moins d’un an après leur mariage. Je pense à cette histoire et cela m’attriste. Guillemette est mon ancêtre directe morte la plus jeune. Elle aura pourtant laissé une fille bien vivante, qui se mariera et engendrera à son tour, un fils, mon arrière-arrière-arrière-grand-père.

En cette journée des droits des femmes, j’ai souhaité lui rendre hommage, et à travers elle, à toutes les femmes mortes trop tôt.

Geneathème : la généalogie, côté insolite

Après mon premier geneathème du mois de février sur la généalogie côté techno, voici le second sur la généalogie côté insolite.

J’ai déjà écrit plusieurs articles sur mes ancêtres PRÉVOTEL originaires de Normandie. Aujourd’hui, je vais vous parler de Pierre PRÉVOSTEL, né le 25 septembre 1713 dans la paroisse de Saint-Gilles d’Evreux (Eure), fils de Pierre PRÉVOSTEL et de Marie BOUTEY, ou BOULTIER. pierre-prevotelIl est baptisé le lendemain et reçoit pour parrain François CHASSEL, et pour marraine Magdeleine CEIPELET, de la paroisse Saint-Germain-les-Evreux. Il épouse, à l’âge de 47 ans, le 13 novembre 1770 dans la paroisse Saint-Léonard de Beaumont-le-Roger (Eure), Marie Marguerite MELON, fille d’Etienne MELON et de Geneviève CAM. marguerite-melonIls ont au moins deux enfants, Pierre, né en 1773 à Beaumont-le-Roger, et Louis Frédéric, mon ancêtre, né en 1790 à Lisieux (Calvados). En 1795, le couple vit dans la Grande Rue de Lisieux. Jusqu’ici, tout semble bien ordinaire. Pierre PRÉVOSTEL a un peu voyagé (environ 30 km entre Evreux et Beaumont-le-Roger et 40 km entre Beaumont-le-Roger et Lisieux) mais ce n’est pas si étonnant que cela. Ce qui l’est plus, c’est que sa femme meurt le même jour que lui. Nous sommes le 17 nivôse an 4 (7 janvier 1796) et Pierre décède à son domicile à l’âge de 72 ans. Il est midi. Le soir même, c’est sa femme Marie Marguerite qui s’éteint à son tour, à seulement 47 ans. Le décès de Pierre est déclaré à l’état-civil par Jean Baptiste LE TELLIER et Jacques Charles Guillaume QUESNEL le jour même 17 nivôse à une heure de l’après-midi, tandis que la déclaration de la mort de sa femme par les mêmes témoins est réalisée le lendemain 18 nivôse à 8h du matin. Une maladie aurait-elle frappé le foyer ? Un accident domestique ? Aucune cause n’est mentionnée dans ces actes.

Mais ce que je trouve vraiment insolite, c’est que c’est la seconde fois que je trouve dans mes ancêtres un couple décédé le même jour : c’est également le cas des parents de Marie Marguerite MELON, décédés le 9 mars 1752 à Vieille, dans l’Eure. Ce double décès est mentionné dans l’acte de mariage de leur petit-fils Louis Frédéric PRÉVOTEL le 25 janvier 1813 à Lisieux, mais je n’ai pas encore réussi à retrouver ces actes. Ainsi, sur deux générations, les époux se suivent dans la tombe. Je ne sais pas si c’était répandu, mais je n’ai rencontré aucun autre cas de ce genre dans ma généalogie, et c’est pourquoi cela m’intrigue. Maintenant il me faut retrouver ces actes de décès, ils m’en apprendront peut-être plus sur les causes de décès des parents de Marie Marguerite.

Avez-vous des cas similaires dans votre généalogie ?

LAURENCEAUX, LAURENCEAU, LAURENSOT ou LAURENÇOT ?

Je vous ai déjà parlé de la variabilité orthographique des noms de famille dans les registres d’état-civil avec ma branche PRÉVOTEL, parfois PRÉVOSTEL ou PRÉVAUTEL. Aujourd’hui je vais évoquer un exemple encore plus saisissant avec ma branche LAURENCEAU (?).

Vous avez découvert dans un précédent article la disparition de mon aïeul Jean-Baptiste LAURENCEAUX, dit Bidance. Son acte de baptême à Jussey (Haute-Saône) indique bien LAURENCEAUX (1759), tandis que son acte de mariage indique LAURENCEAU (1789). L’acte de mariage de son fils Nicolas indique à nouveau LAURENCEAUX (1820). C’est pour les enfants de Nicolas que l’instabilité orthographique du nom est la plus flagrante. Dans les tables décennales des naissances de Montureux-lès-Baulay (Haute-Saône), ils apparaissent tous sous le nom LAURENCEAU, mais dans les actes de naissance l’orthographe varie d’un enfant à l’autre :

  • Le premier enfant, Pierre, né le 13 juillet 1821 à Montureux-lès-Baulay, porte le nom de LAURENSOT ; dans son acte de mariage du 13 novembre 1848 à Ehuns, le nom est plusieurs fois raturé et l’orthographe varie entre LAURENSOT et LAURENÇOT ; dans l’acte de naissance de sa fille Alexandrine du 11 octobre 1854 à Amance, le nom est LAURENÇOT ;
  • Le deuxième enfant est Françoise LAURANCEAUX, née le 22 février 1823 à Montureux-lès-Baulay ;
  • Le troisième, né le 15 mars 1825 à Montureux-lès-Baulay, est Jean Fériol Fergeux LAURENÇEAUT ;
  • Le quatrième, Jeanne Marie, née le 16 janvier 1826 à Montureux-lès-Baulay, a pour nom LAURENCEAU ;
  • Le cinquième enfant est Catherine LORENCEAUX, née le 2 avril et décédée le 4 mai 1827 à Montureux-lès-Baulay ;
  • Le sixième, Florentine LAURENSAU, naît le 27 septembre 1828 à Montureux-lès-Baulay ;
  • Le septième enfant est Thérèse LAURENSEAU, née le 27 août 1830 à Montureux-lès-Baulay.

Ainsi, pas un seul des sept enfants de la fratrie ne possède le même nom de famille !  Au niveau des signatures, Jean-Baptiste LAURENCEAUX est illettré et ne sait pas signer. Son fils Nicolas, d’une main tremblotante, signe LAURENSOT. Son petit-fils, Pierre, signe LAURENCOT. Que d’instabilité ! Et vous, avez-vous déjà rencontré des cas de très grande variation orthographique du nom ?