Geneathème – Un prénom sorti de nulle part : Christophette

Le mois de janvier est terminé mais j’ai quand même envie de participer au geneathème sur les prénoms rares ou insolites. J’en ai plusieurs dans ma généalogie : Léonne, Eustachine, Lubin, Seubin, Tassine, Cirice, Vrain, Hilaire… J’ai décidé de me pencher sur celui de Christophette, le prénom de l’une de mes ancêtres à la 13e génération.

J’ai fait la connaissance de Christophette (ou Christoflette, Christouflette) DE BOTMILIAU très récemment, en novembre 2017. Il s’agit de la première branche noble que je trouve parmi mes ancêtres. Elle est l’épouse de l’écuyer Pierre LE BORGNE, sieur du Coulombier, et mère de 6 enfants, dont mon ancêtre Françoise LE BORGNE, baptisée le 30 septembre 1609 dans la paroisse de Saint-Martin de Lamballe, dans les Côtes d’Armor.

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Signature de Christophette de Botmiliau le 1er mai 1633 à Hénansal (Côtes d’Armor).

Je sais très peu de choses de Christophette, sinon qu’elle serait née avant 1590 et décédée après 1633. Je n’ai pas non plus sa date de mariage, mais sa première fille, Péronnelle, naît en 1606. Le 1er mai 1633, Christophette devient la marraine de Jean GAUDIN, fils de sa fille Péronnelle et donc son petit-fils. C’est la dernière trace que j’ai d’elle. En 1645, Péronnelle appellera l’une de ses filles Christophette.

Dans mon arbre généalogique, qui compte plus de 5000 personnes, il n’y a donc qu’une grand-mère et sa petite-fille à s’appeler Christophette. C’est un prénom effectivement très rare et qu’on ne retrouve, d’après les données de Geneanet, qu’en Bretagne et Pays de la Loire.

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Evolution de la fréquence du prénom Christophette, calculée sur la base des prénoms mentionnés dans les généalogies déposées sur Geneanet.

J’espère pouvoir un jour percer les mystères qui entourent mon ancêtre, comme son ascendance, que plusieurs arbres en ligne mentionnent mais dont je n’ai aucune preuve*. En attendant, je me laisse bercer par cette variante chantante du prénom Christophe, en imaginant la vie des petits nobles de Bretagne du XVIe siècle.

Et vous, connaissez-vous des Christophette ?

* Ces arbres font descendre Christophette de Rolland DE BOTMILIAU, sieur de Kermedret, et de Françoise DE BEAUREPAIRE.

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Geneathème – Mon bénévolat généalogique

En ce mois de décembre, Sophie Boudarel nous propose un geneathème autour du bénévolat en généalogie, l’occasion de vous parler des projets collaboratifs généalogiques auxquels je participe.

Sans les innombrables dépouillements des particuliers ou associations, j’aurais progressé beaucoup moins vite dans mes recherches généalogiques, c’est un fait. Sans les relevés, je n’aurais jamais trouvé la réponse à certaines de mes questions. C’est par exemple le cas pour le mariage de François QUEYREL et Marie Marguerite ORENGO, dont je vous ai déjà parlé, qui est célébré en 1746 à Villefranche-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, alors que leur descendance est établie dans le Loiret.

Cela m’a donné envie de participer à quelque chose de plus grand que moi, à quelque chose qui pourrait aider d’autres généalogistes. Aujourd’hui, je participe à deux projets collaboratifs, le dépouillement de listes électorales et la recherche des généalogies de personnalités. Je dépose ensuite mes relevés sur Geneanet, et les généalogies sur Geneastar. A l’occasion, je fais aussi d’autres relevés, au fil de mes envies, comme des tables décennales par exemple, ainsi que de l’indexation de registres des XVIe et XVIIe siècle. Effectuer des relevés peut s’avérer parfois un peu fastidieux, mais à petite dose je trouve cela relaxant. Ainsi, de temps à autre, je prends 30 min ou 1h pour en faire quelques-uns.

Je dépouille les listes électorales du département de l’Ain (en ligne sur le site des Archives départementales), qui ont le mérite d’être bien lisibles et facile à relever. Cela me permet de ne pas y passer trop de temps, d’autant que je n’ai pas d’ancêtres dans la région. En revanche, concernant les généalogies de personnalités, j’ai eu envie de me consacrer à une région dans laquelle j’ai des ancêtres. Je travaille ainsi actuellement sur les personnalités du XIXe siècle nées dans les Côtes d’Armor (Côtes-du-Nord à l’époque) : Gustave Téry (journaliste), Anatole Le Braz (écrivain), Ambroise Philippe (député), Pierre-Charles Langlais (député), Yves Bouguen (sénateur), Ernest-Bernard Allo (théologien) et le dernier en date Jules Fortin (sénateur). Peut-être qu’à la longue, je finirais par me trouver des cousins « célèbres » 😉

Et vous, avez-vous déjà participé à des projets collaboratifs ?

Geneathème – Guillemette Périnne ROUXEL, ma sosa 203

J’ai rédigé cet article dans le cadre du geneathème du mois de mars sur les femmes de notre vie. Les geneathèmes du mois de mars sur le site de Sophie Boudarel.

olivier_rouxel_11_fevrier_1764_aucaleucGuillemette Périnne ROUXEL (sosa 203) est la fille d’Olivier ROUXEL (1736-) et d’Anne GAUTIER, mariés le 16 janvier 1758 à Aucaleuc, petit village des Côtes d’Armor, après une dispense de consanguinité du 4ème degré obtenue le 16 décembre 1757. Elle est baptisée le 11 février 1764 à Aucaleuc, et reçoit Pierre GAUTIER pour parrain, et Guillemette HERISON pour marraine. Je ne sais pas grand chose de Guillemette. Elle est la sœur aînée d’Anne Julienne ROUXEL (1766-), et de Pierre ROUXEL. Elle se marie à l’âge de 25 ans, le 9 février 1790, avec Joseph TOURNOIS, fils de Jan TOURNOIS et d’Anne LEMENAND. Les bans ont été publiés les 31 janvier, 2 et 7 février 1790. Elle tombe enceinte quelques mois plus tard et donne naissance à une petite fille, mon ancêtre, Anne TOURNOIS (sosa 101). Malheureusement Guillemette ne survit pas à ce premier accouchement : elle est inhumée le jour de la naissance de sa fille, le 12 janvier 1791 à Aucaleuc. Elle n’avait que 26 ans. Anne est baptisée le lendemain 13 janvier, et reçoit Pierre ROUXEL comme parrain, Julienne TOURNOIS comme marraine. Je ne sais pas comment s’est passé son enfance, comment son père a réagit en restant seul avec son bébé d’un jour, perdant sa femme moins d’un an après leur mariage. Je pense à cette histoire et cela m’attriste. Guillemette est mon ancêtre directe morte la plus jeune. Elle aura pourtant laissé une fille bien vivante, qui se mariera et engendrera à son tour, un fils, mon arrière-arrière-arrière-grand-père.

En cette journée des droits des femmes, j’ai souhaité lui rendre hommage, et à travers elle, à toutes les femmes mortes trop tôt.

Geneathème : la généalogie, côté insolite

Après mon premier geneathème du mois de février sur la généalogie côté techno, voici le second sur la généalogie côté insolite.

J’ai déjà écrit plusieurs articles sur mes ancêtres PRÉVOTEL originaires de Normandie. Aujourd’hui, je vais vous parler de Pierre PRÉVOSTEL, né le 25 septembre 1713 dans la paroisse de Saint-Gilles d’Evreux (Eure), fils de Pierre PRÉVOSTEL et de Marie BOUTEY, ou BOULTIER. pierre-prevotelIl est baptisé le lendemain et reçoit pour parrain François CHASSEL, et pour marraine Magdeleine CEIPELET, de la paroisse Saint-Germain-les-Evreux. Il épouse, à l’âge de 47 ans, le 13 novembre 1770 dans la paroisse Saint-Léonard de Beaumont-le-Roger (Eure), Marie Marguerite MELON, fille d’Etienne MELON et de Geneviève CAM. marguerite-melonIls ont au moins deux enfants, Pierre, né en 1773 à Beaumont-le-Roger, et Louis Frédéric, mon ancêtre, né en 1790 à Lisieux (Calvados). En 1795, le couple vit dans la Grande Rue de Lisieux. Jusqu’ici, tout semble bien ordinaire. Pierre PRÉVOSTEL a un peu voyagé (environ 30 km entre Evreux et Beaumont-le-Roger et 40 km entre Beaumont-le-Roger et Lisieux) mais ce n’est pas si étonnant que cela. Ce qui l’est plus, c’est que sa femme meurt le même jour que lui. Nous sommes le 17 nivôse an 4 (7 janvier 1796) et Pierre décède à son domicile à l’âge de 72 ans. Il est midi. Le soir même, c’est sa femme Marie Marguerite qui s’éteint à son tour, à seulement 47 ans. Le décès de Pierre est déclaré à l’état-civil par Jean Baptiste LE TELLIER et Jacques Charles Guillaume QUESNEL le jour même 17 nivôse à une heure de l’après-midi, tandis que la déclaration de la mort de sa femme par les mêmes témoins est réalisée le lendemain 18 nivôse à 8h du matin. Une maladie aurait-elle frappé le foyer ? Un accident domestique ? Aucune cause n’est mentionnée dans ces actes.

Mais ce que je trouve vraiment insolite, c’est que c’est la seconde fois que je trouve dans mes ancêtres un couple décédé le même jour : c’est également le cas des parents de Marie Marguerite MELON, décédés le 9 mars 1752 à Vieille, dans l’Eure. Ce double décès est mentionné dans l’acte de mariage de leur petit-fils Louis Frédéric PRÉVOTEL le 25 janvier 1813 à Lisieux, mais je n’ai pas encore réussi à retrouver ces actes. Ainsi, sur deux générations, les époux se suivent dans la tombe. Je ne sais pas si c’était répandu, mais je n’ai rencontré aucun autre cas de ce genre dans ma généalogie, et c’est pourquoi cela m’intrigue. Maintenant il me faut retrouver ces actes de décès, ils m’en apprendront peut-être plus sur les causes de décès des parents de Marie Marguerite.

Avez-vous des cas similaires dans votre généalogie ?

Geneathème : la généalogie, côté techno

Les geneathèmes du mois de février sur le site de Sophie Boudarel.

J’ai 23 ans, pas tout à fait un quart de siècle, et pourtant des innovations technologiques il y en a déjà beaucoup eu de mon vivant : développement des smartphones, des réseaux sociaux, premier atterrissage sur le noyau d’une comète (Philae), premier tour du monde en avion solaire (Solar Impulse 2), premières voitures sans chauffeur, premières greffes du visage… J’ai eu la chance de connaître l’une de mes arrière-grands-mères, née en 1903 et décédée en 2002. Elle avait 10 ans lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, 35 ans lors de la seconde. De son vivant, il y a eu la révolution russe de 1917 et la chute du mur de Berlin de 1989, la décolonisation de l’Afrique, la montée en puissance des Etats-Unis. En France, premiers congés payés, droit de vote pour les femmes, troisième, quatrième, cinquième république, mai 68, et un million d’autres événements. J’essaie parfois d’imaginer toutes les avancées technologiques auxquelles elle a assisté en 99 ans : l’avion, le téléphone, la télévision, le réfrigérateur, le micro-ondes, la carte à puce, le Web, les vaccins en tout genre, la pilule contraceptive, l’IRM, le stylo-bille… Le quotidien qui se modifie petit à petit, les innovations qui entrent dans le foyer, mais aussi une société qui évolue, qui accorde des droits. L’eau courante arrive à la maison, les douches aussi, le lave-linge bien plus tard.

Rendez-vous dans trois quarts de siècle pour vous raconter ce que j’ai vécu ? 😉

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Gallica, Nouveau téléphone [de marque Siemens-Halske] (Hoffmann), Agence Rol, 1920.