Bilan du calendrier de l’Avent 2016

Joyeux Noël à toutes et à tous ! Les dernières cases furent laborieuses (et de piètre qualité, je m’en excuse) mais je suis venue à bout de ce calendrier de l’Avent ! Je tiens à vous remercier pour votre lecture et vos messages encourageants, même si ce type d’articles n’a pas semblé intéresser beaucoup de monde (moins de 200 vues sur l’ensemble des 21 articles). Je reviens très bientôt avec de nouveaux articles généalogiques et ma veille hebdomadaire. En attendant, vous pouvez (re)lire tous les articles du calendrier, ils restent à votre disposition. A très vite et encore Joyeux Noël 🙂

1er décembre 1866 : le comte Amédée de Béhague
2 décembre 1866 : la maison Stropé à Orléans
3 décembre 1866 : la pièce de théâtre Nos bons Villageois
5 décembre 1866 : le chocolat Menier
6 décembre 1866 : la pièce de théâtre La famille Benoîton
7 décembre 1866 : l’élection des comédiens
8 décembre 1866 : la machine à écrire Sholes et Glidden
9 décembre 1866 : la crue de la Loire
10 décembre 1866 : l’industriel Charles Rozière
12 décembre 1866 : l’invasion de sauterelles en Algérie
13 décembre 1866 : la pâte de nafé
14 décembre 1866 : la cantatrice Adelina Patti
15 décembre 1866 : la Compagnie générale des Messageries à vapeur
16 décembre 1866 : quelques pièces de théâtre
17 décembre 1866 : les dangers de la crinoline
19 décembre 1866 : la strychnine
20 décembre 1866 : la pièce de théâtre Les idées de Mme Aubray
21 décembre 1866 : l’invasion de hannetons
22 décembre 1866 : les étrennes
23 décembre 1866 : une étrange attaque
et 24 décembre 1866 : quelques pièces de théâtre à Noël.

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Le Journal du Loiret il y a 150 ans : 24 décembre 1866

Calendrier de l’Avent, Jour 24 ! Que publiait le Journal du Loiret il y a 150 ans jour pour jour ?

Théâtre d’Orléans. Demain mardi, à l’occasion du jour de Noël, spectacle extraordinaire :
Marianne ou la Vivandière de l’Armée de Sambre-et-Meuse, drame en sept actes, de MM. Anicet-Bourgeois et Michel Masson.
On finira par le Bourreau des Crânes, vaudeville en quatre tableaux, de MM. Guénée et Clairville.
Lever du rideau à six heures.

MM. Guénée et Clairville sont aussi les auteurs de Les Ressources de Qui-N’en-N’a, parodie en huit actes de la pièce d’Honoré de Balzac Les Ressources de Quinola (1842).

Bon réveillon à tous !

 

Le Journal du Loiret il y a 150 ans : 23 décembre 1866

Calendrier de l’Avent, Jour 23. Que publiait le Journal du Loiret il y a 150 ans jour pour jour ?

Le Droit signale une attaque nocturne d’un nouveau genre. La dame D… passait, l’avant-dernière nuit, sur le quai d’Orsay, quand un individu s’approcha d’elle précipitamment et lui jeta une sorte de lasso en toile qui lui enveloppa la tête. Heureusement des agents, embusqués non loin de là accoururent et arrêtèrent le malfaiteur. Il a avoué n’avoir pas encore l’adresse nécessaire pour lancer l’appareil qu’il se flatte d’avoir inventé. Toutefois il ne désespère pas d’acquérir cette adresse. « J’espère, a-t-il dit, que ma ferme intention de ne jamais étrangler et de ne faire de mal à personne, me méritera l’indulgence de la justice. » Nous doutons que le jury tienne compte de ce système de défense ».

Une bien curieuse affaire…

Le Journal du Loiret il y a 150 ans : 22 décembre 1866

Calendrier de l’Avent, Jour 22. Que publiait le Journal du Loiret il y a 150 ans jour pour jour ?

Étrennes 1867. M. Keizer vient d’établir rue Jeanne-d’Arc, n°3, une annexe à son magasin d’optique. On trouvera à son nouveau bazar un assortiment complet d’objets pour Étrennes d’enfants et de grandes personnes. Jouets de toute sorte, Parfumerie, Brosserie, Articles de Paris, etc. ; tels sont les mille objets que M. Keizer est en mesure d’offrir, dès aujourd’hui, pour les Étrennes 1867, aux enfants de tout âge, à son nouveau bazar, rue Jeanne-d’Arc, n°3, près la cathédrale.

Vous ne savez pas encore quoi offrir pour les étrennes ? Rendez-vous au 3 rue Jeanne d’Arc à Orléans !

Le Journal du Loiret il y a 150 ans : 21 décembre 1866

Calendrier de l’Avent, Jour 21. Que publiait le Journal du Loiret il y a 150 ans jour pour jour ?

Nous avons la température de l’hiver, mais de l’hiver doux. Ce n’est pas ce que désirerait le monde agricole. Il voudrait une vigoureuse période de gelée et de neige pour purger le sol et les arbres d’innombrables engeances d’insectes et de larves qui ont déjà prélevé de fortes dîmes sur les récoltes de 1866, et menacent d’un sort plus dur encore les récoltes de 1867.
De leur côté, les vins de 1866 auraient besoin du contact d’une bonne gelée pour se raffermir et se clarifier. Espérons que le ciel ne refusera pas cette faveur, qui indemniserait un peu les vignerons des temps pluvieux qui ont régné en automne.

Parmi les insectes et larves très présents en cette année 1866, on peut mentionner les hannetons. Les larves survivent enfouies dans le sol, l’idée est donc répandue que de fortes gelées permettraient de les atteindre et les faire mourir. Cela ne fonctionne pourtant pas si bien, comme le constate le chimiste Anselme Payen. Il publie en 1868 dans la Revue des Deux Mondes un article sur « La famille des scarabéides« , dont voici un extrait :

En Normandie (domaine d’Ecorchebœuf, Seine-Inférieure), l’insecte a employé trois années à parcourir les diverses phases de son évolution biologique. La ponte de 1865, — on se rappelle combien les hannetons furent nombreux cette année-là, — a donné des myriades de larves dont les rigueurs de l’hiver suivant ont peut-être diminué le nombre. Les survivantes n’en ont pas moins ravagé les récoltes de 1866. Pendant l’hiver de 1866-67, elles se tinrent à une profondeur de 40 centimètres. La température de cette couche demeura constamment supérieure à 0°, bien que le thermomètre comparatif placé dans l’air ait accusé plusieurs fois des froids de 15°. Il est vrai que la terre était recouverte d’une épaisse couche de neige qui empêchait la déperdition de la chaleur intérieure du sol. Les larves enfouies sous terre purent supporter, on le voit, sans en souffrir les gelées très fortes et assez persistantes qui durcissaient la surface des champs. C’est donc bien à tort que dans ces conditions on compte sur les gelées pour nous délivrer des hannetons.

Le Journal du Loiret il y a 150 ans : 20 décembre 1866

Calendrier de l’Avent, Jour 20. Que publiait le Journal du Loiret il y a 150 ans jour pour jour ?

M. Alexandre Dumas fils a lu, mardi dernier, sa nouvelle comédie, les Idées de Madame Aubray, chez George Sand. La maîtresse de la maison, M. Edmond About, le peintre Charles Marchal et M. Michel Lévy assistaient à cette lecture.
Le succès a été grand, dit M. Feyrnet, du Temps, dans ce très-petit cercle, et ce que ces bons juges disent de la pièce fait croire qu’il sera aussi très-grand devant le public.

George Sand recevait régulièrement dans son château de Nohant des écrivains, peintres ou compositeurs avec lesquelles elle entretenait des relations cordiales et des correspondances. Les idées de Mme Aubray, comédie en 4 actes d’Alexandre Dumas fils, est jouée au Théâtre du Gymnase, à Paris, le 16 mars 1867.

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Gallica, Les idées de Madame Aubray, Estampe, 1867.

Le Journal du Loiret il y a 150 ans : 19 décembre 1866

Calendrier de l’Avent, Jour 19. Que publiait le Journal du Loiret il y a 150 ans jour pour jour ?

Une nouvelle manière de pêcher la baleine vient d’être pratiquée avec succès, en suivant une indication fournie par la science.
Il résulta d’un grand nombre d’expériences faites par M. Thiercelin, qu’un sel de strychnine uni à un vingtième de curare constitue un poison très-énergique, à la dose de cinq dixièmes de milligramme par kilogramme de l’animal qu’on veut tuer.
Dans un voyage fait sur un navire pêcheur, dix baleines reçurent des bombes composées de 30 grammes de poison ; toutes moururent dans un laps de temps indiquant l’action énergique du poison. Ce temps a varié entre quatre et dix-huit minutes. Sur ces dix baleines, six ont été fondues et ont fourni leur huile et leurs fanons. Leurs dépouilles ont été touchées sans nulle précaution par des hommes ayant des écorchures et même des plaies récentes aux mains, sans qu’un seul ait éprouvé le moindre accident.

La strychnine est isolées par deux pharmaciens français en 1818. A faible dose, c’est un stimulant du système nerveux, parfois utilisée pour doper des sportifs. A plus forte dose, elle entraîne l’arrêt cardiaque et la mort par asphyxie. Au XIXe siècle, outre pour la chasse à la baleine, elle a été utilisée contre les loups mais aussi d’autres espèces considérées comme nuisibles (rongeurs…). En 1892, un tueur en série empoisonna quatre prostituées de Lambeth, en Angleterre, avec de la strychnine. Aujourd’hui, elle est interdite en France.

Bibliographie :
– Wikipédia : Strychnine ;
– France TV Info, « Strychnine : ce poison devenu produit dopant », publié en ligne le 19 août 2016, consulté le 18 décembre 2016, [URL : http://www.francetvinfo.fr/sante/sport-et-sante/strychnine-ce-poison-devenu-produit-dopant_1596591.html] ;
– Le magazine du crime, « Strychnine », publié en ligne le 20 juillet 2008, consulté le 18 décembre 2016, [URL : http://lemagazineducrime.blogspot.fr/2008/07/la-strychnine.html].