Le Journal du Loiret il y a 150 ans – 5 décembre 1866

Calendrier de l’Avent, Jour 5. Que publiait le Journal du Loiret il y a 150 ans jour pour jour ?

Le succès considérable du Chocolat-Menier a fait naître une foule de parasites, qui, par des imitations de toutes sortes, forme des tablettes et des étiquettes, copies de médailles, couleur des enveloppes et du papier, aussi bien que par des appellations de fantaisie à peu près semblables au nom MENIER, cherchent à profiter de la juste renommée du Chocolat-Menier pour substituer à sa place des produits inférieurs. Nous ne saurions trop mettre en garde nos lecteurs contre ces substitutions en leur recommandant de ne se servir que du chocolat portant le nom de MENIER, certains que nous sommes que nous défendons ainsi le véritable intérêt du consommateur.

L’entreprise Menier est fondée par Jean Antoine Brutus Menier (1795-1853) et commercialise d’abord des poudres pharmaceutiques fabriquées dans son usine de Noisiel. La production de chocolat débute en 1836 et les premières tablettes apparaissent. A la mort d’Antoine Brutus en 1853, son fils Emile-Justin (1826-1881) lui succède à la tête de l’entreprise, qui devient une multinationale. Père et fils obtiennent la Légion d’honneur : le premier est fait chevalier le 20 novembre 1853, le second officier le 20 octobre 1878.

Emile-Justin dépose de nombreux brevets sur toute la chaîne de fabrication du chocolat :
– machine à broyer le cacao dans la fabrication du chocolat (1857) ;
– machine à empaqueter les tablettes de chocolat (1858) ;
– préparation d’une matière dite inaline (1861) ;
– fabrication des matières tinctoriales dérivées de l’inaline (1861) ;
– conservation des betteraves destinées à l’industrie sucrière (1868).

Malgré de nombreuses précautions prises sur les étiquettes, le papier ou la couleur des enveloppes, les imitations sont extrêmement nombreuses, et la famille Menier porte plusieurs fois ses réclamations auprès de la justice.

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Gallica, extrait des Annales de la propriété industrielle, artistique et littéraire, février 1873, p. 7.

A la mort d’Emile-Justin Menier en 1881, ses fils Gaston, Albert et Henri poursuivent le développement de l’entreprise familiale, puis c’est au tour de leurs propres enfants.

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Gallica, Chocolat Menier, Firmin Bouisset, 1895.

Rachetée par la société Rozan en 1965, puis par Rowntree Mackintosh en 1971, elle termine dans les mains de Nestlé en 1988. Le chocolat MENIER est d’ailleurs encore aujourd’hui commercialisé par Nestlé !

Sources et bibliographie :
– Archives nationales, base Léonore ;
– INPI, base des brevets français du XIXe siècle ;
– Wikipédia : Menier (entreprise).

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