Bilan de l’année 2016

Comme la plupart des généablogueurs, voici venu le temps pour moi de faire un petit bilan de mon année 2016 et d’esquisser les grandes lignes de mes projets pour 2017. Cette année fut particulièrement riche pour moi, avec l’obtention en juin de mon Master en Histoire, en même temps que mon Diplôme Universitaire d’Histoire et Généalogie familiale, les deux avec mention. Après plusieurs mois de réflexion, j’ai lancé ce blog le 1er août, et durant ces cinq mois plus de 50 articles ont été publiés. J’ai encore beaucoup de travail pour arriver à un nombre de visiteurs satisfaisant, mais je ne désespère pas ! Mon année 2017 sera donc consacrée à la rédaction d’articles de qualité, en oubliant la publication régulière que je m’étais fixée. Cette contrainte était d’abord destinée à me forcer à écrire, à mettre en forme mes recherches de manière rigoureuse et à m’empêcher de procrastiner, mais je me rends compte que cela nuit aussi à la qualité des articles. Le rythme sera donc d’un à deux articles par mois, sans compter la veille généalogique que je compte poursuivre toutes les deux semaines.

Pour ce qui est de l’ordre de la généalogie, je suis plutôt satisfaite de mes découvertes. Environ 800 personnes ont été ajoutées à mon arbre (qui compte désormais près de 3250 individus), et j’ai fait un gros travail de vérification et reprise de mes sources, ce que je poursuivrai à l’avenir tant j’ai fait de « bêtises » au début de mes recherches il y a 4-5 ans. Des épines ont été résolues, des branches oubliées sont sorties de l’ombre, et j’ai découvert de vieilles cartes postales, livres, photographies, bouteilles, qui éclairent un peu plus l’histoire de ma famille. Enfin, cette année j’ai fait tester mon ADN autosomal avec le Family Finder de Family Tree DNA. C’est quelque chose d’assez personnel dont je ne parlerai pas sur ce blog mais je voulais absolument passer ce test et je suis heureuse d’avoir sauté le pas 🙂

Pour 2017, je ne me fixe pas d’objectifs précis si ce n’est celui de me faire toujours plus plaisir dans la recherche de mes ancêtres. J’aimerai dépasser les archives « traditionnelles » comme l’état-civil, les registres paroissiaux ou les registres matricules, et aller plus en profondeur dans l’écriture de la vie de mes ascendants.

J’ai quelques idées pour les prochains articles de ce blog, dont un article sur le parcours scolaire de mon arrière-arrière-grand-père, si la visite que je prévois aux Archives de Paris la semaine prochaine se révèle fructueuse, et un article sur l’acte le plus ancien trouvé pour le moment dans ma généalogie. Je compte également poursuivre les différents thèmes entamés jusqu’ici sur les PRÉVOTEL et les LEQUOY, et lancer de nouveaux thèmes sur d’autres branches de ma famille.

Je vous remercie de votre fidélité, passez une bonne soirée et je vous dis à l’année prochaine ! 😉

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Veille généalogique #16 : Décembre 2016

Actualité généalogique de l’année : rétrospective 2016 de la Revue française de Généalogie, partie 1 et partie 2.

Articles

Les rendez-vous thématiques

Bilan du calendrier de l’Avent 2016

Joyeux Noël à toutes et à tous ! Les dernières cases furent laborieuses (et de piètre qualité, je m’en excuse) mais je suis venue à bout de ce calendrier de l’Avent ! Je tiens à vous remercier pour votre lecture et vos messages encourageants, même si ce type d’articles n’a pas semblé intéresser beaucoup de monde (moins de 200 vues sur l’ensemble des 21 articles). Je reviens très bientôt avec de nouveaux articles généalogiques et ma veille hebdomadaire. En attendant, vous pouvez (re)lire tous les articles du calendrier, ils restent à votre disposition. A très vite et encore Joyeux Noël 🙂

1er décembre 1866 : le comte Amédée de Béhague
2 décembre 1866 : la maison Stropé à Orléans
3 décembre 1866 : la pièce de théâtre Nos bons Villageois
5 décembre 1866 : le chocolat Menier
6 décembre 1866 : la pièce de théâtre La famille Benoîton
7 décembre 1866 : l’élection des comédiens
8 décembre 1866 : la machine à écrire Sholes et Glidden
9 décembre 1866 : la crue de la Loire
10 décembre 1866 : l’industriel Charles Rozière
12 décembre 1866 : l’invasion de sauterelles en Algérie
13 décembre 1866 : la pâte de nafé
14 décembre 1866 : la cantatrice Adelina Patti
15 décembre 1866 : la Compagnie générale des Messageries à vapeur
16 décembre 1866 : quelques pièces de théâtre
17 décembre 1866 : les dangers de la crinoline
19 décembre 1866 : la strychnine
20 décembre 1866 : la pièce de théâtre Les idées de Mme Aubray
21 décembre 1866 : l’invasion de hannetons
22 décembre 1866 : les étrennes
23 décembre 1866 : une étrange attaque
et 24 décembre 1866 : quelques pièces de théâtre à Noël.

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Le Journal du Loiret il y a 150 ans : 24 décembre 1866

Calendrier de l’Avent, Jour 24 ! Que publiait le Journal du Loiret il y a 150 ans jour pour jour ?

Théâtre d’Orléans. Demain mardi, à l’occasion du jour de Noël, spectacle extraordinaire :
Marianne ou la Vivandière de l’Armée de Sambre-et-Meuse, drame en sept actes, de MM. Anicet-Bourgeois et Michel Masson.
On finira par le Bourreau des Crânes, vaudeville en quatre tableaux, de MM. Guénée et Clairville.
Lever du rideau à six heures.

MM. Guénée et Clairville sont aussi les auteurs de Les Ressources de Qui-N’en-N’a, parodie en huit actes de la pièce d’Honoré de Balzac Les Ressources de Quinola (1842).

Bon réveillon à tous !

 

Le Journal du Loiret il y a 150 ans : 23 décembre 1866

Calendrier de l’Avent, Jour 23. Que publiait le Journal du Loiret il y a 150 ans jour pour jour ?

Le Droit signale une attaque nocturne d’un nouveau genre. La dame D… passait, l’avant-dernière nuit, sur le quai d’Orsay, quand un individu s’approcha d’elle précipitamment et lui jeta une sorte de lasso en toile qui lui enveloppa la tête. Heureusement des agents, embusqués non loin de là accoururent et arrêtèrent le malfaiteur. Il a avoué n’avoir pas encore l’adresse nécessaire pour lancer l’appareil qu’il se flatte d’avoir inventé. Toutefois il ne désespère pas d’acquérir cette adresse. « J’espère, a-t-il dit, que ma ferme intention de ne jamais étrangler et de ne faire de mal à personne, me méritera l’indulgence de la justice. » Nous doutons que le jury tienne compte de ce système de défense ».

Une bien curieuse affaire…

Le Journal du Loiret il y a 150 ans : 22 décembre 1866

Calendrier de l’Avent, Jour 22. Que publiait le Journal du Loiret il y a 150 ans jour pour jour ?

Étrennes 1867. M. Keizer vient d’établir rue Jeanne-d’Arc, n°3, une annexe à son magasin d’optique. On trouvera à son nouveau bazar un assortiment complet d’objets pour Étrennes d’enfants et de grandes personnes. Jouets de toute sorte, Parfumerie, Brosserie, Articles de Paris, etc. ; tels sont les mille objets que M. Keizer est en mesure d’offrir, dès aujourd’hui, pour les Étrennes 1867, aux enfants de tout âge, à son nouveau bazar, rue Jeanne-d’Arc, n°3, près la cathédrale.

Vous ne savez pas encore quoi offrir pour les étrennes ? Rendez-vous au 3 rue Jeanne d’Arc à Orléans !

Le Journal du Loiret il y a 150 ans : 21 décembre 1866

Calendrier de l’Avent, Jour 21. Que publiait le Journal du Loiret il y a 150 ans jour pour jour ?

Nous avons la température de l’hiver, mais de l’hiver doux. Ce n’est pas ce que désirerait le monde agricole. Il voudrait une vigoureuse période de gelée et de neige pour purger le sol et les arbres d’innombrables engeances d’insectes et de larves qui ont déjà prélevé de fortes dîmes sur les récoltes de 1866, et menacent d’un sort plus dur encore les récoltes de 1867.
De leur côté, les vins de 1866 auraient besoin du contact d’une bonne gelée pour se raffermir et se clarifier. Espérons que le ciel ne refusera pas cette faveur, qui indemniserait un peu les vignerons des temps pluvieux qui ont régné en automne.

Parmi les insectes et larves très présents en cette année 1866, on peut mentionner les hannetons. Les larves survivent enfouies dans le sol, l’idée est donc répandue que de fortes gelées permettraient de les atteindre et les faire mourir. Cela ne fonctionne pourtant pas si bien, comme le constate le chimiste Anselme Payen. Il publie en 1868 dans la Revue des Deux Mondes un article sur « La famille des scarabéides« , dont voici un extrait :

En Normandie (domaine d’Ecorchebœuf, Seine-Inférieure), l’insecte a employé trois années à parcourir les diverses phases de son évolution biologique. La ponte de 1865, — on se rappelle combien les hannetons furent nombreux cette année-là, — a donné des myriades de larves dont les rigueurs de l’hiver suivant ont peut-être diminué le nombre. Les survivantes n’en ont pas moins ravagé les récoltes de 1866. Pendant l’hiver de 1866-67, elles se tinrent à une profondeur de 40 centimètres. La température de cette couche demeura constamment supérieure à 0°, bien que le thermomètre comparatif placé dans l’air ait accusé plusieurs fois des froids de 15°. Il est vrai que la terre était recouverte d’une épaisse couche de neige qui empêchait la déperdition de la chaleur intérieure du sol. Les larves enfouies sous terre purent supporter, on le voit, sans en souffrir les gelées très fortes et assez persistantes qui durcissaient la surface des champs. C’est donc bien à tort que dans ces conditions on compte sur les gelées pour nous délivrer des hannetons.