Laissez-vous conter le Louvre… les jeunes ont la parole 2016 (#JOPLouvre)

Les JOP, qu’est-ce que c’est ? C’est 350 étudiants en histoire de l’art, médecine, arts plastiques, architecture… mobilisés les vendredis 2, 9 et 16 décembre 2016, de 19h à 21h30, pour vous conter le Louvre. Le musée du Louvre a ainsi développé des partenariats avec de nombreuses écoles et universités : American University of Paris, École du Louvre, Institut catholique de Paris, Université Paris Ouest Nanterre – La Défense, l’ESPE de Versailles, l’ENSA, l’ICART… Les médiateurs issus de certains de ces établissements vous présenteront les œuvres selon plusieurs thématiques :
– La visite médicale (UPMC –  Université Pierre-et-Marie-Curie / École du Louvre) ;
– Le Louvre en livres pop-up (Ecole de l’image Gobelins) ;
– Le corps non-blanc (Université Paris 1 – UFR Arts) ;
– Art et pouvoir (Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye ;
– Voir en double / voir double (ICART) ;
– La nudité dans l’art (Institut Catholique de Paris ICP – ILCF).

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Florence Brochoire, Les jeunes ont la parole 2013, Musée du Louvre.

Les élèves de l’Ecole du Louvre vous feront également découvrir différents espaces :
– Le Pavillon de l’Horloge ;
– Le département des Arts de l’Islam ;
– La Petite Galerie ;
– La chapelle du Mastaba d’Akhethétep – objet de la campagne 2016-2017 « Tous archéologues, tous mécènes » ;
– Découverte du département des Antiquités orientales en LSF pour le public sourd et malentendants.

Découvrez ou redécouvrez dans l’aile Denon la Dame d’Auxerre, le Serment des Horaces ou  la Pyxide d’al-Mughira ; dans l’aile Sully les fossés médiévaux, les peintures de Rubens ou la Vénus d’Arles ; et dans l’aile Richelieu les sculptures de Girardon, l’Aigle de Suger ou les peintures de Nicolas Poussin… ; sans oublier la Petite Galerie ! L’événement est d’ailleurs gratuit pour les -26 ans du monde entier !

Vous aurez peut-être l’occasion de m’y croiser car j’assurerai avec d’autres étudiants la couverture médiatique de l’événement (uniquement le 9 décembre pour ma part) sur les réseaux sociaux Twitter (@aliensh) et Instagram (@alienorsamuelherve). Vous pourrez partager votre expérience de visite et retrouver toute l’actualité des JOP sur le fil #JOPLouvre et d’ores et déjà suivre l’événement sur Facebook. Bonne visite !

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Mon calendrier de l’Avent

Je vous présente aujourd’hui mon calendrier de l’Avent, celui qui vous accompagnera durant les 24 jours précédant Noël. Le thème de ce calendrier sera le Journal du Loiret il y a 150 ans. Le Journal du Loiret était un quotidien édité entre 1790 et 1940. Ses numéros ont été numérisés et sont disponibles sur Aurelia, la bibliothèque numérique de la ville d’Orléans. J’ai donc décidé qu’au rythme d’un article par jour (sauf le dimanche, puisque le quotidien ne paraissait pas le mardi, laissant les « cases » 4, 11 et 18 vides), je vous présenterai quelques lignes de ce journal, éclairées de brefs développements. J’espère ainsi mettre en avant des aspects de la vie loirétaine du mois de décembre 1866 : personnages, événements… Je ne vous en dit pas plus, vous aurez bientôt l’occasion de lire tout cela. Au plaisir d’avoir vos retours !

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Image sous Creative Commons CC0.

Veille généalogique #15 : 11 novembre – 17 novembre 2016

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Curiosités

Les LEQUOY de Corbeilles – Épisode 3 : RDV Ancestral avec Jean-Pierre LEQUOY

Le rendez-vous ancestral (#RDVAncestral) est un rendez-vous mensuel initié par le généalogiste professionnel Guillaume Chaix. Il a lieu tous les troisièmes samedis du mois et consiste en l’écriture d’une rencontre avec l’un de nos ancêtres.

Pour ma première participation, j’ai choisi de rencontrer Jean-Pierre LEQUOY (1745-1816), procureur au bailliage de Corbeilles, un petit village du Gâtinais, dans l’actuel Loiret, mon ancêtre à la dixième génération. Jean-Pierre est baptisé le 24 mars 1745 à Montargis et reçoit comme parrain maître Pierre LEQUOY, lieutenant à Corbeilles, et Hélène DELAPORTE comme marraine. Il est le fils aîné de Jean-Pierre LEQUOY, marchand puis lieutenant au bailliage de Corbeilles, et de Jeanne COLIN. Ses parents auront cinq autres enfants, deux garçons et trois filles, puis son père devenu veuf se remariera avec Jeanne GESU en 1786. Pourquoi naît-il à Montargis alors que sa famille vit à Corbeilles, petit village de 750 habitants ? J’aurais beaucoup de questions à poser à Jean-Pierre, mais oserais-je seulement l’aborder ? Il est procureur au bailliage de Corbeilles et vient d’une famille de notables originaire de Senlis. Je l’imagine très sûr de lui, péremptoire, mais peut-être que je me trompe. Corbeilles est un village florissant à son époque, une seigneurie et un bailliage avec une foire très prisée des environs. Jean-Pierre voit les agrandissements du château commandés par la famille GUÉRIN qui détient la seigneurie de Corbeilles pour peu de temps encore. Cette dernière passe bientôt aux mains de François-Gabriel DE TARADE, qui commande à son tour de nombreux travaux.

Jean-Pierre se marie le 23 mai 1777 à Pannes, un petit village non loin de là, avec Anne Marie Emerence QUEYREL, fille de François QUEYREL, chirurgien major des armées du roi. Ils ont quatre enfants, trois filles et un garçon, Jean-Pierre Frédéric, né quelques mois avant la Révolution. La Révolution justement, l’on-t-il bien vécue ? Je ne pensais pas que des notables dans la position des LEQUOY avaient pu jouer un rôle dans la contestation nobiliaire de l’époque, et pourtant… Paul Gache, un érudit du XXe siècle, écrit :

Mort avant la Révolution, François-Gabriel de Tarade en voit l’annonce locale. Le 10 septembre 1781, il fixe la date du ban des vendanges que le sergent Prudhom annonce en battant la caisse dans les rues et en affichant la décision au poteau de la halle. Jean-Pierre Lequoy, pourtant procureur au bailliage, s’en vient déchirer l’affiche sans façon et la remplacer par une autre de son cru, indiquant une autre date en des termes désobligeants pour le comte. Ce dernier intente bien une poursuite contre l’officier, normalement représentant de l’ordre, mais la connivence entre officiers n’y donne aucune suite. C’est le début de la révolte des notables dont le porte-parole à la Révolution sera Antoine-Charles Salmon, marié à la soeur de Lequoy.

Si je pouvais rencontrer Jean-Pierre LEQUOY, ce serait mes premières questions : que t’est-il passé par la tête pour agir de la sorte ? Y avait-il de gros différends entre toi et François-Gabriel de Tarade ? Était-il un mauvais seigneur ? Et si tu as osé faire cela, pourquoi est-ce ton beau-frère qui prend la suite de la révolte et non toi ? Antoine-Charles Etienne SALMON s’était marié en 1779 avec la sœur de Jean-Pierre, Jeanne Antoinette LEQUOY. En tout cas Jean-Pierre et Antoine-Charles Etienne semblent faire la paire et ils obtiennent la promotion de Corbeilles en chef-lieu de canton dans le district de Boiscommun en 1791. Jean-Pierre décède en 1816 à l’âge de 71 ans, et ne verra pas son neveu Charles Louis SALMON, devenir maire de Corbeilles en 1827-1834, et faire fortune comme banquier, puis faillite.

Quant à la famille de Tarade, François-Gabriel mourut en 1787 et son neveu Louis-Nicolas hérita du château de Corbeilles, où il vécut avec sa femme Marie-Philippine COUSINET et leurs enfants. Arrêtés le 2 avril 1793, ils furent relâchés le 25 novembre suivant et regagnèrent leur demeure. Louis-Nicolas fut ensuite maire de Corbeilles en 1807-1811.

Bibliographie :
– Paul Gache, « Corbeilles-en-Gâtinais », consulté en ligne sur le site de la mairie de Corbeilles le 18 novembre 2016, [URL : http://www.corbeillesengatinais.fr/le-village/un-peu-dhistoire-de-corbeilles-en-gatinais/51-corbeilles-en-gatinais-par-paul-gache]
– Gisèle Ollivier, « Généalogies des familles COUSINET originaires de Meaux établies à Paris dès le XVIème siècle », mai 2003, consulté en ligne le 18 novembre 2016, [URL : http://www.famillesparisiennes.org/public/ollivier/cousinet.pdf]

Veille généalogique #14 : 4 novembre – 10 novembre 2016

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Curiosités

Et souhaitons la bienvenue à un nouveau blog de généalogie, Gens d’ouest et d’ailleurs !

Les PRÉVOTEL de Lisieux – Épisode 4 : l’Exposition du Palais du Travail de 1902

Souvenez-vous d’Adolphe François Georges PRÉVOTEL et de sa femme Bercine, tous deux commerçants au 128 rue de Tocqueville à Paris entre 1893 et 1904, et qui vendaient notamment des bouteilles de lait. Le 18 décembre 1902, Adolphe reçoit un diplôme de médaille d’or à l’Exposition nationale et internationale du Palais du Travail pour la supériorité de ses produits.

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Diplôme grand format, 64,5 x 49 cm, 1902. Archives familiales.

Sur ce diplôme l’on reconnaît les armoiries de la Ville de Paris aux pieds d’une figure allégorique, ainsi que les symboles de l’industrie (la roue dentée) et de l’agriculture (la gerbe de blé). En fond, l’usine à trois cheminées et les poteaux électriques rappellent que l’on est en pleine période industrielle. Le phare, le bateau, l’ancre, les tonneaux  et les caisses symbolisent quant à eux le transport et le commerce, tout comme le caducée (attribut du dieu Hermès dans la mythologie grecque) représenté sur la colonne sur laquelle s’appuie l’allégorie, cette baguette de laurier ou d’olivier entourée de deux serpents entrelacés et surmontée de deux ailes, avec en plus ici le pétase (chapeau rond) ailé d’Hermès au dessus. Enfin, la couronne à sept pointes sur la tête de l’allégorie pourrait représenter les sept continents et océans, comme celle de la Statue de la Liberté.

J’ai mis beaucoup de temps à identifier le Palais du Travail où avait eu lieu cette exposition, et je suis d’abord partie sur une mauvaise piste. Ma première recherche Google « palais du travail paris » m’a en effet mené sur la trace d’un Palais du Travail au 13 rue de Belleville, dans le 19e arrondissement, qui était en fait un café concert ouvert en 1896 dans l’ancien bal Favié, devenu ensuite le Concert Verner puis le Palais du Cinéma Concert et enfin un cinéma, Le Floréal, démoli en 1968. Une exposition nationale et internationale primant des commerçants n’avait donc aucune raison d’avoir lieu dans un tel endroit et je me suis tournée vers Gallica pour essayer de dénicher un autre Palais du Travail à Paris. C’est ainsi que j’ai découvert un Palais du Travail construit sur la place Dupleix, dans le 15ème arrondissement, à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900.

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Paris Musées Collections, Musée Carnavalet, PH35990, Façade sur rue, Palais du Travail, place Dupleix, 15e arrondissement, Paris, 1906.

Le Palais accueillait bien des expositions et c’est donc vraisemblablement là qu’Adolphe a été primé. Ce beau palais, comme beaucoup des constructions des Expositions universelles, ne vécut pas longtemps :

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Gallica, Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 3 janvier 1906, p. 41.

Après ce rapport de 1904 d’Adrien Mithouard, poète et essayiste qui fut plus tard président du conseil municipal de Paris (1914-1918), et le vote de 1905, le Palais du Travail fut démoli en 1906. A son emplacement fut construite à partir de 1924 l’église Saint-Léon.

Bibliographie :
– Du temps des cerises aux feuilles mortes, « Cafés-Concerts et Music-Halls« , consulté en ligne le 2 novembre 2016.
– Gallica, Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 3 janvier 1906, p. 41,
[URL : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6344937d/f9.item]
– Paris Musées Collections, Musée Carnavalet, PH35990, Façade sur rue, Palais du Travail, place Dupleix, 15e arrondissement, Paris, 1906.
– Wikipédia : Adrien Mithouard ; église Saint-Léon.

Veille généalogique #13 : 21 octobre – 3 novembre 2016

Voici ma veille généalogique pour ces deux dernières semaines, après une longue panne internet. Ce tweet tombait à pic, même si j’avoue que rester aussi cool m’a été difficile !

Sur ce, bonnes (re)découvertes !

Archives mises en ligne

  • La base de données proposée par Bibliothèque et Archives du Canada contenant les dossiers du personnel militaire de 1914-1918 (article du 26 octobre).
  • Le partenariat de Généanet avec Family Search qui enrichit la base de données de Généanet de plusieurs millions de relevés (accessibles pour les premiums).
  • La base de données Les Témoins, qui rassemble des témoignages sur les déportés des camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers (Loiret) entre le 14 mai 1941 et le 17 juillet 1942… pour ne jamais oublier.
  • Mise à jour sur Généabank de 5015 actes concernant Argenteuil (95) par l’Association de Recherches Entraide Généalogique Historique d’Argenteuil (29 octobre).
  • 600 nouveaux relevés publiés au mois d’octobre sur MémorialGenWeb.

Articles

Articles spécial Halloween, Toussaint et Fête des Morts

Curiosités

  • Article France Bleu (1er novembre) : La fausse légende de la tombe de la mariée du cimetière de Pau.

Et souhaitons la bienvenue à deux nouveaux blogs de généalogie, Nouvelles Branches et Aventures Généalogiques : de l’île Bourbon aux Grisons.