Veille généalogique #9 : 24 septembre – 29 septembre

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Mort pour la France : Louis Gaston PRÉVAUTEL (1882-1915)

Louis Gaston PRÉVAUTEL est l’un des arrière-petits-fils de Louis Frédéric PRÉVOTEL, mon ancêtre à la 7e génération (sur l’orthographe du nom, voir mon article ici). Pour faire simple, il s’agit d’un lointain cousin avec lequel j’ai une parenté de 0,1% (calculé par Généanet). Il naît le 12 août 1882 à neuf heures du matin au domicile de ses parents 42 rue des Boucheries à Lisieux, dans le Calvados. Il est le fils de Louis Isidor PRÉVAUTEL (1855-), ouvrier apprêteur qui avait été exempté de service militaire, et de Zélie Julia CARON (1850-). Ils s’étaient mariés en 1873 à Lisieux. Le visage ovale, le menton rond, la bouche moyenne, le nez fort et le front bas, Louis Gaston avait les yeux châtains, les cheveux et sourcils noirs, et mesurait 1m60. Il savait lire, écrire et compter, et était ferblantier, c’est-à-dire qu’il fabriquait et vendait des objets en fer-blanc.
De classe 1902, matricule 234 au recrutement de Lisieux, il est ajourné pour faiblesse en 1903, et bon pour le service en 1904. Il est incorporé au 20e bataillon de chasseurs à pied comme soldat de 2e classe, mais ne le reste pas longtemps : le 15 juin 1905, il est réformé pour une endocardite rhumatismale (inflammation du tissu qui tapisse l’intérieur des cavités cardiaques) ancienne et une faiblesse générale. Rappelé lors de la mobilisation générale, il arrive dans le 319e régiment d’infanterie le 20 février 1915. Il est tué à l’ennemi le 30 mai suivant à Écurie, dans le Pas-de-Calais, 9 jours avant un autre membre de ma famille, Alfred Théodore MAILLARD, tué au même endroit. Les environs d’Arras furent meurtriers en ce printemps 1915…
Louis Gaston est cité dans le Journal officiel du 18 août 1925, et inscrit sur le monument aux morts de la ville de Lisieux.

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Gallica, Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 18 août 1925, p. 80.

L’acte de décès transcrit dans l’état-civil de Lisieux le 10 septembre 1915 indique un « domicile inconnu » et un « état matrimonial inconnu ».
Vous avez davantage d’informations sur Louis Gaston, des lettres, des photos ? N’hésitez pas à laisser un commentaire !

Sources :
– Arch. départ. Calvados, Etat-civil de Lisieux ;
– Arch. départ. Calvados, Fiche matricule, recrutement de Lisieux, classe 1902 ;
– Ministère de la Défense, Mémoire des Hommes, fiche de Mort pour la France, [Lien] ;
– Gallica, Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 18 août 1925, p. 80 ;
– Monument aux morts de Lisieux, fiche du MémorialGenWeb, [Lien].

Pour citer cet article :
Aliénor Samuel-Hervé, « Mort pour la France : Louis Gaston PRÉVAUTEL (1882-1915) » publié en ligne sur Le temps s’en mêle le 28 septembre 2016, consulté le [date de consultation], [URL : ]

Veille généalogique #8 : 16 septembre – 22 septembre

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Les Journées du Patrimoine à Courbevoie : visite guidée

Le week-end dernier, les Journées Européennes du Patrimoine ont attiré des millions de visiteurs. Pour la première fois, j’ai pu participer à ces journées de manière professionnelle, à travers un stage en médiation culturelle auprès de la ville de Courbevoie. Postée dans le Pavillon des Indes le samedi matin et toute la journée du dimanche, et dans le musée Roybet Fould le samedi après-midi, j’ai pu répondre aux questions de nombreux visiteurs et leur faire découvrir un peu plus l’histoire de ces lieux. La grisaille et la pluie étaient au rendez-vous, surtout samedi, mais n’ont pas découragé les plus curieux. Allez, partons pour une petite visite, et vous verrez que la généalogie n’est jamais loin…

Tout commence en 1878. Paris accueille l’Exposition universelle, et le palais du Champ-de-Mars est rempli des merveilles de chacun des pays participant. A cette occasion, le prince de Galles (futur Edouard VII d’Angleterre), expose ses collections autour d’un Pavillon des Indes, construit dans ce qui était alors les Indes anglaises, par l’architecte anglais Caspar Prudon Clarke (1846-1911). A la fin de l’exposition, le pavillon est démonté. Une partie est remontée comme villa à Paramé, près de Saint-Malo, malheureusement détruite par une tempête vers 1905, et l’autre partie est vraisemblablement achetée par le prince Georges Stirbey, propriétaire du château et du parc de Bécon, où il l’installe. Lors du remontage, le rez-de-chaussée et le premier étage sont inversés pour assurer plus de stabilité au bâtiment, qui est en plus adossé à un bâtiment en brique.

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Le Pavillon des Indes, Courbevoie, 17/09/2016, Aliénor Samuel-Hervé

Dans le même parc de Bécon subsiste un autre vestige de l’Exposition universelle de 1878 : le Pavillon de la Suède et de la Norvège, conçu par l’architecte Henrik Trapp-Meyer (1833-1910) en pin rouge de Norvège. Les deux pays ne formaient à l’époque qu’un seul royaume (ils ne se séparent qu’en 1905), alliance symbolisée par la galerie reliant les deux parties du pavillon. Ce pavillon est lui aussi vraisemblablement acheté par Georges Stirbey.

Mais passons maintenant à la partie généalogique de l’histoire. Georges STIRBEY (1832-1925), prince roumain qui fut ministre des Affaires étrangères de son pays, fils du prince régnant de Valachie Barbu STIRBEY (1799-1869), avait épousé Valérie SIMONIN (1831-1919), artiste française connue sous le pseudonyme de Gustave Haller, veuve de Gustave-Eugène FOULD (1836-1884), et mère de deux filles peintres, Consuelo FOULD et Achille Valérie FOULD (qui prit le nom de Georges-Achille). Gustave-Eugène n’était autre que le fils d’Achille FOULD (1800-1867), banquier et ministre d’Etat de Napoléon III. Georges STIRBEY adopta les deux petites, et leur offrit à chacune un pavillon de l’Exposition universelle de 1878, pour leur servir d’atelier : Georges-Achille FOULD occupa ainsi le Pavillon des Indes, et Consuelo celui de la Suède et de la Norvège.

Consuelo légua son pavillon à la ville de Courbevoie en 1927, en demandant à ce qu’il devienne un musée à la mémoire de Ferdinand ROYBET, son maître. C’est ainsi que le musée Roybet Fould ouvrit ses portes en 1951. Quant au Pavillon des Indes, il revint également à Courbevoie en 1951. Après avoir abrité les services horticoles de la ville, il fit l’objet d’une restauration de grande ampleur en 2012-2013, et renoue maintenant avec son passé d’atelier, en accueillant tous les 18 mois un artiste en résidence.

Liens et bibliographie :
– Le Pavillon des Indes sur le site de Courbevoie ; Wikipédia ;
– Le musée Roybet Fould sur le site de Courbevoie ; Wikipédia.

Veille généalogique #7 : 9 septembre – 15 septembre

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  • Une pratique ancestrale, la déformation crânienne effectuée sur les nourrissons, du néolithique jusqu’au début du XXe siècle.
  • Selon une étude, les enfants nés de soldats morts durant la Première Guerre mondiale ont eu une vie plus courte que la normale.

Les PRÉVOTEL de Lisieux – Épisode 3 : PRÉVOSTEL, PRÉVOTEL ou PRÉVAUTEL ?

Dans le premier article sur la famille PRÉVOTEL de Lisieux, peut-être avez-vous remarqué que Joseph Frédéric PRÉVOTEL (1813-1868) n’avait pas le même nom de famille que sa sœur Pauline Désirée PRÉVAUTEL (décédée en 1871). Erreur de ma part ? Que nenni ! Dans les actes paroissiaux et d’état-civil, on retrouve en fait trois orthographes du nom PRÉVOTEL, ce dernier étant le plus commun et celui de mes ancêtres directs.

D’après les données de Généanet, ce nom de famille, typiquement européen, est rencontré dans les proportions suivantes :

Nom

Nombre d’individus par siècle

1500

1600

1700

1800

1900

PREVOSTEL

119

1204

1252

121

5

PREVOTEL

4

1065

2106

1223

252

PREVAUTEL

0

25

209

176

153

Au XVIe et XVIIe siècle, le nom PRÉVOSTEL semble ainsi dominer, puis être dépassé au XVIIIe siècle par PRÉVOTEL, qui reste dominant jusqu’à nos jours, tandis que l’orthographe PRÉVAUTEL reste marginale sur toute la période. Ces résultats doivent tout de même être pris avec précaution, les données Généanet étant de moins en moins nombreuses en remontant dans le temps. Quoi qu’il en soit, comme les « hostels » de l’Ancien Régime devenus « hôtels », les PRÉVOSTEL devinrent PRÉVOTEL. Pierre PRÉVOSTEL (1723-1796) était ainsi le grand-père de Joseph Frédéric PRÉVOTEL et de Pauline Désirée PRÉVAUTEL. Mais pourquoi le -o est-il devenu un -au ?

Il semble que deux erreurs des officiers d’état-civil soient à l’origine de ces différences. Pierre PRÉVOSTEL (qui signait d’ailleurs sans le -s) eut plusieurs enfants, dont Pierre PRÉVOSTEL né en 1773, et Louis Frédéric PRÉVAUTEL né en 1780. Les deux frères ne portaient donc déjà plus le même nom. On peut logiquement penser que les descendants de Pierre fils seraient des PRÉVOSTEL, et ceux de Louis Frédéric des PRÉVAUTEL. Pas si simple ! Pour le premier frère, Pierre, c’est le cas, il eut au moins un fils, Adolphe Félix PRÉVOSTEL, né en 1821. Louis Frédéric en revanche, eut bien des enfants PRÉVAUTEL, comme Pauline Désirée ou François Isidor, mais une nouvelle erreur dans l’état-civil modifia le nom d’un de ses fils, Joseph Frédéric PRÉVOTEL, mon ancêtre. C’est ainsi que la famille PRÉVOSTEL donna naissance à deux nouvelles familles, celles des PRÉVOTEL et des PRÉVAUTEL. Pour résumer (toute la descendance n’est pas indiquée) :

orthographe-prevotel

Le prochain article sera dédié à l’une des personnes de cet arbre sommaire, devinez-vous de qui il s’agira ? 🙂

Sources :
– Arch. départ. Calvados, Etat-civil de Lisieux ;
– Arch. Paris, Etat-civil du 8e arrondissement.

Pour citer cet article :
Aliénor Samuel-Hervé, « Les PRÉVOTEL de Lisieux – Épisode 3 : PRÉVOSTEL, PRÉVOTEL ou PRÉVAUTEL ? », publié sur Le temps s’en mêle le 14 septembre 2016, consulté le [date de consultation], [URL :]

Veille généalogique #6 : 2 septembre – 8 septembre

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  • Mise à jour de 20889 actes par le Centre Généalogique des Alpes de Haute Provence (3 septembre).

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Et souhaitons la bienvenue à un nouveau blog de généalogie, Une Autre Epoque, et son premier billet Libérons le Passé…