Les LEQUOY de Corbeilles – Épisode 1 : l’arrivée dans le Loiret

Vous vous souvenez de Bercine Lucile PÉRON, la femme d’Adolphe PRÉVOTEL, dont nous avons parlé dans Les PRÉVOTEL de Lisieux – Épisode 1 : la montée à Paris ? Fille d’Étienne Désiré PÉRON et de Lucine Bercine LEQUOY, elle était née le 19 janvier 1855 à Corbeilles, dans le Loiret. Une branche de la famille LEQUOY, originaire de Senlis au moins depuis la fin du XVe siècle, s’était installée dans la bourgade de Corbeilles au début du XVIIIe siècle, en la personne de Pierre LE QUOY, notaire royal, l’ancêtre à la 7e génération de Bercine, 12e génération pour moi.

Pierre LE QUOY (1687-1762)
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Jean Pierre LEQUOY (°1721)
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Jean Pierre LEQUOY (°1745)
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Jean Pierre Frédéric LEQUOY (°1789)
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Hector François Frédéric LEQUOY (°1810)
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Lucine Bercine LEQUOY (°1836)
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Bercine Lucile PÉRON (°1855)
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Mon arrière-arrière-grand-père
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Mon arrière-grand-mère
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Ma grand-mère
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Ma mère
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Moi

Pierre était le fils de Jacques LE QUOY, procureur au présidial de Senlis, et de Catherine Susanne MÉTHELET, nés et domiciliés à Senlis, comme la plupart de leurs enfants. La ville comptait plusieurs paroisses (Saint-Aignan, Sainte-Geneviève, Saint-Hilaire, Saint-Pierre…) ce qui ne facilite pas les recherches généalogiques, mais Pierre naît dans la paroisse de Notre-Dame le 3 octobre 1687. La famille était très nombreuse et Pierre avait au moins dix frères et soeurs : Noël Jean-Baptiste (°1685), Catherine (°1688), Françoise (°1690), Louise (°1691), Marie Louise (°1692), Madeleine Susanne (°1693), Marie Thérèse (°1694), Françoise (°1695), Charles François (°1696) et Suzanne (1700-1700). La famille est implantée de longue date dans la ville, avec des marchands bourgeois, officiers royaux et hommes de lois dans les différentes instances, pourtant Pierre quitte la région et se marie dans la bourgade de Corbeilles le 28 septembre 1717, quelques jours avant ses trente ans :

Arch. départ. Loiret, 3 NUM 103/6, vue 208/227, 28 septembre 1717 à Corbeilles.

L’an de grâce mil sept cens dix sept, le vingt huitiesme de septembre, après les trois annonces de mariage faites et publiées à l’ordinaire, les fiançailles célébrées la veille sans aucune oposition, vu le certificat des bans et la permission de marier du sieur curé prieur de Notre-Dame de Chateau-Landon, ensemble l’atestation et le tesmoignage de connaissance du sieur maître Lequoi père, de la ville de Senlis, signez des sieurs Froiche et Boys, marchans bourgeois de la ville de Nemours, suivant la decision de Mr […] vicaire général de l’archevêché de Sens le siège vacant, nous avons reçu au sacrement de mariage Pierre, fils majeur de maître Jaques Lequoy, procureur au Présidial de Senlis, présent en personne, et de damoiselle Catherine Susanne Méthelet, ses père et mère d’une part ; A Louise Perthuis, fille de maître Louis Perthuis, procureur fiscal et notaire à Corbeilles, et de Françoise Piget, aussi ses père et mère de cete parroisse d’autre part ; En présence desdits sieurs Lequoi père, Charles François Lequoi frère, Perthuis père et fils, Cotele gendre, Toussaints et Jean Piget, oncles de ladite épouse, de maître Loyer, procureur, de Monsieur Guérin, seigneur de cete parroisse, qui ont tous signé.

J’ignore comment de Senlis Pierre s’est retrouvé dans le Loiret. Il fait un mariage qui semble cohérent à sa condition sociale, mais Corbeilles est tout de même un tout petit bourg (740 habitants en 1738 selon Paul Gache), sans commune mesure avec sa ville natale. Est-ce son travail qui l’a amené là ? L’acte n’évoque pas sa profession, mais il est procureur fiscal et notaire royal à Corbeilles lors de la naissance de son fils Jean Pierre le 6 août 1721, tout comme son beau-père. A-t-il repris l’office de ce dernier ?

Arch. départ. Loiret, 3 NUM 103/7, vue 15/239, 6 août 1721 à Corbeilles.

L’an 1721 le 6e d’aoust nous avons batisé Jean Pierre fils de maître Pierre Le Quoy, procureur fiscal et notaire royal à Corbeilles, et de Louise Perthuis, le parin Jean Cotel, Elisabeth Perthuys marreine.
J COTELLE    E PERTHUIS    BACHERAU

Quoi qu’il en soit, Pierre eut une famille nombreuse, une dizaine d’enfants, dont au moins trois eurent de la descendance : Jean Pierre LEQUOY, dont je descends, époux de Jeanne COLIN puis de Jeanne GESU ; Georges LEQUOY, époux de Françoise Clotilde NOGUET ; et Félix Philippe Rieul LEQUOY, époux d’Anne Élisabeth SAUVAIGNAT.
Quant aux LEQUOY de Senlis, la branche continua à prospérer. Le frère de Pierre, Noël Jean-Baptiste, devint avocat, élu en l’élection de Senlis, et même échevin de la ville en 1751-1752.

Sources :
– Arch. départ. Oise, Registres paroissiaux de Lisieux ;
– Arch. départ. Loiret, Registres paroissiaux de Corbeilles ;
– « Tableau chronologique des échevins de Senlis depuis l’établissement de la commune » (Afforty, tome XII), Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, 2e série, t. 5, 1879, p. 83-172, consulté sur Gallica le 9 août 2016, [URL : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k486449d/f153.image]
– GACHE Paul, Corbeilles-en-Gâtinais, consulté en ligne le 9 août 2016, [URL : http://www.corbeillesengatinais.fr/fichiers/files/paul%20gache.pdf]

Pour citer cet article :
Aliénor Samuel-Hervé, « Les LEQUOY de Corbeilles – Épisode 1 : l’arrivée dans le Loiret » publié sur Le temps s’en mêle le 10 août 2016, consulté le [date de consultation], [URL : https://letempssenmele.wordpress.com/2016/08/10/les-lequoy-de-corbeilles-episode-1-larrivee-dans-le-loiret]

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2 réflexions sur “Les LEQUOY de Corbeilles – Épisode 1 : l’arrivée dans le Loiret

  1. En effet il n’est pas aisé de s’y retrouver à Senlis vu le nombre de paroisses, j’y ai moi-même une partie de ma branche DUBOIS (avant le XVIIIe et leur départ pour Laval). Heureusement que nous avons les tables du Dr René Bénard, car un certain nombre d’actes sont désormais illisibles à cause de l’encre…
    Les manuscrits Afforty sont aussi une excellente source d’informations, tous consultables sur le site de la bibliothèque municipale de Senlis.

    Aimé par 1 personne

    1. Aliénor Samuel-Hervé

      Merci pour ce commentaire. C’est vrai que les tables sont vraiment précieuses, tout comme les manuscrits Afforty que je n’ai pas encore complètement exploités. Cela facilite le travail, même s’il faut jongler entre toutes ces paroisses. Peut-être y-a-t-il une raison à ces départs au début du XVIIIe siècle, il faudrait que je creuse l’histoire de la ville.
      A bientôt !

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